J’aimerais qu’on commence par le texte que tu as écrit pour Alain
Bashung sur son dernier album, « Bleu Pétrole ». C’est un texte qui a
été un catalyseur pour écrire ton deuxième album quelque part ?
Ce texte a été une prise de conscience du fait que j’étais tombé dans une sorte d’automatisme dans mes propres textes. L’écriture de « Tant de nuits » a été pour moi l’envie d’utiliser un autre vocabulaire, des mots que je savais que je ne chanterais pas. Après, le travail avec Alain a été très minutieux, très long sur les mots, des choses précises, la rythmique, la métrique. J’ai appris énormément de choses. A l’arrivée, pas grand-chose n’a changé par rapport au texte initial. Une lettre a changé, cette fameuse lettre dont je parle souvent. J’avais écrit « des angles un peu noircis »...